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mardi 7 avril 2009

Et si vous faisiez votre autoportrait?

Actuellement en pleine rédaction de mon mémoire philo, il faut écrire sur l'autoportrait et la représentation de soi. Alors j'ai une question...comment feriez vous votre portrait? Vous attacheriez vous à définir votre physique ou votre façon d'être, votre humeur du moment ou les constantes qui vous définissent, quel serez le plus représentatif de vous : une image, une photo de vous, un texte, un ensemble de références de choses que vous aimez?...
Doit on forcément relier apparence et identité, où avec la multiplication et banalisation des images, tend t-on à se détacher de l'image pour se définir?

à vous la parole...

vendredi 6 février 2009

Pauvre Marc L***

Marc L*** est desormais la (tristement) célèbre victime du magazine "Le tigre", ou plus précisemment, la victime de sa propre négligence à laisser trainer des informations sur lui sur internet. Mais Marc L*** ça pourrait être chacun d'entre nous.

Afin de démontrer le danger à laisser des informations disséminées un peu partout sur la toile, le Tigre a publié un article dans son numéro novembre-décembre 2008 où il s'est employé à retracer la vie d'un anonyme seulement à partir des informations trouvées sur internet. Marc L*** a donc été le grand gagnant de cette dure loterie, et le journaliste a pu " pointer le doigt sur les risques de la confusion vie privée/vie publique dans l’usage d’internet, risques que la CNIL signalait depuis longtemps." Nous avons donc découvert tout ou presque de sa vie, son travail, ses histoires sentimentales, ses voyages, ses passions... Avec dates, noms de lieux et personnes (seuls les noms de famille ont été ***). Des passages :

"Alors, Marc. Belle gueule, les cheveux mi-longs, le visage fin et de grands yeux curieux. Je parle de la photo prise au Starbuck’s Café de Montréal, lors de ton voyage au Canada, avec Helena et Jose, le 5 août 2008. La soirée avait l’air sympa, comme d’ailleurs tout le week-end que vous avez passé à Vancouver. (...) Vous avez loué un scooter, vous êtes allés au bord de la mer, mais vous ne vous êtes pas baignés, juste traîné sur la plage. En tout, tu as passé un mois au Canada. Au début tu étais seul, à l’hôtel Central, à Montréal (série de photos « autour de mon hôtel »). Tu étais là-bas pour le travail. Le travail ? Tu es assistant au « service d’architecture intérieur », dans un gros cabinet d’architectes, LBA, depuis septembre dernier (Facebook, rubrique Profil). (...). Le 21 août, c’est Steven qui t’a accompagné à l’aéroport. Retour en France, où t’attendait un mariage (Juliette et Dominique), puis, la semaine suivante, le baptême de ta nièce, Lola, la petite sœur de Luc (qui fait des têtes rigolotes avec ses grosses lunettes), à Libourne.
Revenons à toi. Tu es célibataire et hétérosexuel (Facebook). Au printemps 2008, tu as eu une histoire avec Claudia R***, qui travaille au Centre culturel franco-autrichien de Bordeaux (je ne l’ai pas retrouvée tout de suite, à cause du caractère ü qu’il faut écrire ue pour Google). En tout cas, je confirme, elle est charmante, petits seins, cheveux courts, jolies jambes. (...). Ce 31 mai, vous avez une façon de vous enlacer qui ne laisse que peu de doutes. Et le 22 juin, cette fois c’est sûr, vous vous tenez par la main lors d’une petite promenade au Cap-Ferret. C’est la dernière fois que j’ai eu des nouvelles de Claudia. (...) Avant Claudia, tu étais avec Jennifer (ça a duré au moins deux ans), qui s’intéressait à l’art contemporain (vous avez visité ensemble Beaubourg puis tu l’as emmenée au concert de Madonna à Bercy). Elle a habité successivement Angers puis Metz, son chat s’appelle Lula, et, physiquement, elle a un peu le même genre que Claudia. À l’été 2006, vous êtes partis dans un camping à Pornic, dans une Golf blanche. La côte Atlantique, puis la Bretagne intérieure. Tu avais les cheveux courts, à l’époque, ça t’allait moins bien."

L'article entier est à lire, mais réellement effrayant. J'aime beaucoup le style du journaliste, on hésite entre un spectateur un peu ironique et un serial killeur suivant les traces de sa future victime. Toujours est-il qu'il est très facile de retrouver des informations sur n'importe qui sur internet. Dans "La machine internet", Michel Bera et Eric Méchoulan en 1999 comparait déjà internet à un grenier de données où sont répertoriés, classés et fichés les individus comme jamais auparavant. Le philosophe Alain Finkielkraut dans "Internet l'inquiétante extase : fatale liberté", annonce la fin au droit d'exister sans laisser de traces, la fin du droit à la discrétion. Dans notre quête à vouloir se faire (re)connaître du plus grand nombre, nous oublions facilement que cela peut se retourner contre nous.

Voilà, nous le savions déjà un peu, mais cet article m'a quand même bien retournée. Car nous savons très bien que quelque part, nous sommes tous des Marc L***.

L'article :
http://www.le-tigre.net/Marc-L.html

dimanche 1 février 2009

Second life ou une nouvelle vision des relations?

Suite à la réaction du prêtre de l'identité, euh pardon d'Identity Priest, je vais réagir en parlant de mes deux dernières excursions sur Second Life.

Il se trouve que je suis curieuse, et que je vois en ces multiples mondes en un des possibilités assez énormes. Tu disais "
C'est un monde totalement vide de sens, d'idées et de culture", quel dommage de s'arrêter à cette vision simpliste et fermée. Chaque monde est quelque chose qui a été créé du néant, de simples lignes de codes pour former des vallées, des immeubles, des animaux, des lieux réalistes ou complètement fous. Ne serait-ce que par la variété de paysages et la beauté de certains lieux, je ne dirait pas que c'est un monde vide, mais au contraire un support de création où les mondes s'affranchissent des limites de la réalité pour aller plus loin que ce qui sera toujours fait dans la RL (Real Life). Il ne s'agit pas de défendre à tout prix Second Life, mais saluons quand même la capacité de création et d'exécution de ces "buildeurs" et "buildeuses" qui façonne ces mondes virtuels. Quelque part, j'irais presqu'à dire que vu la beauté de certains mondes créés virtuellement, que ce soit dans Second Life ou des jeux vidéos, il y aurait peut être là une nouvelle forme d'art en train d'éclore. Bien sûr tous les mondes ne sont pas fantastiques, mais quand tu donnes un crayon à quelqu'un, cela peut être ta petite soeur de 3 ans ou bien Picasso. Second Life est un outils de création, après ce qui sort relève de l'auteur. Bref, je trouve dommage de dénigrer ce travail là.

Ensuite ma grande surprise sur SL a été la rencontre avec des personnes, ou plutôt leur avatars, à la fois agréables, et qui m'ont aidés sans que je leur demande. Ainsi j'ai rencontré dans une boite de nuit SLienne un couple de personnes adorables qui ont pris du temps pour m'expliquer certaines choses, me proposer leur aide dès que j'en aurais besoin, et un des deux m'a donné comme ça 300L$ pour pouvoir démarrer dans le jeu! Pas de proposition de pseudo sexe, pas de question privée, juste de la gentillesse et un peu de générosité envers une débutante de second life. Alors peut être ces personnes étaient elles en vraies des no life mal dans leur peau et sans amis, ou peut être pas, mais si elles m'ont montré que dans un monde que je jugeait futil avec tous les a priori que j'avais, il y avait des vraies personne avec de l'humanité derrière les avatars.

Une deuxième rencontre a eu lieu avec justement une buildeuse et une codeuse du monde où je me situait. Elle m'a demandé si j'avais besoin de renseignements, et a bien voulu répondre à toutes mes questions (avec une patience hors paire) et m'a même consacré du temps pour me faire visiter le monde où nous étions. Ce qui m'a intéressé le plus? Un avertissement de sa part. Elle m'a dit de faire attention à ne pas me laisser "piéger" par le jeu parce que certains vivaient dedans par procuration au lieu de vivre dans leur vraie vie. Étonnant de la part d'une buildeuse et codeuse que l'ont pourrait croire "geek" et "no life", non?
Elle m'a également parlé des relations, des personnes qui tombaient amoureuses dans ce monde virtuelle, mais que cela pouvait autant faire souffrir que dans la RL. Ce à quoi j'ai réagi "mais comment peut on tomber amoureux d'une personne sans la connaître pour de vrai, sans la toucher ni savoir de quoi elle a l'air?!". Sa réponse? Dans second life, on peut s'affranchir de notre apparence qui ne correspond pas forcément à ce qu'on est, combien de personne honnêtes et gentilles se retrouvent laides physiquement à cause de leur code génétique? Ici chacun peut se créer un avatar au plus proche de ce qu'il pense être son identité. Et on aime les gens pour leur façon d'être, leur conversation, leur personnalité, sans se soucier de leur vrai physique.
Et beem! Un KO pour Identitynone. Et une belle leçon en prime. Car finalement quel est le plus bel amour? Celui qui se fonde sur le physique de quelqu'un ou bien sur sa personnalité? Et inutile de me dire que dans la vraie vie "nan le physique des gens nous on s'en fiche on aime les gens tels qu'ils sont"... ouais surtout quand ces gens sont grandes blondes à forte poitrine ou bien grand musclé avec le sourire ultra brite.
Donc voilà, une discussion intéressante, avec une personne intéressante qui m'a fait voir les choses sous un nouvel angle et a donné un bon coup de pied au *** de mes préjugés.

Bien sûr je ne vais pas tout défendre, et cette personne là m'a même dit que le sexe prenait la plus grande part dans second life, mais finalement SL n'est qu'un outil, ce sont ses utilisateurs qui choisissent ce qu'ils en font non?

Sur ce je retourne à ma vraie belle vie avec mes vrais amis et ma bonne santé. Et j'aime quand même Second Life : )

dimanche 25 janvier 2009

T'as vu ta tronche ?

La photo de profil c’est la première image que je vais donner de moi, c’est celle que les gens veront associée à mon nom. Lorsqu’on demande quelqu’un en amis, c’est cette photo qui lui apparaît, et seulement celle là tant qu’il ne sera pas mon ami. Bref c’est la première image que l’on donne de soi, et c’est pourquoi les gens font tellement attention à ce qu’ils vont mettre dedans.

Sur le modèle de la classification des statuts, j'ai tenté une sorte de classification des photos de profil sur facebook...

1 - Je suis à mon avantage

Le première impression est la bonne pour beaucoup, surtout sur le web, alors la plupart vont forcément essayer de mettre la photo d’eux qui les mets plus en valeurs : portraits, beaux sourires, belles tenues...
Tout est fait pour dire je suis beau (belle) et je le vaut bien.

2 - J’ai une vie sociale

Photo qui mets l’accent sur la personne du profil en bonne compagnie : avec un(e) ami(e), son petit copain, où bien une photo de groupe. Facebook est un site de réseau social, alors social je le suis, et je le montre!


3 - J’ai des passions

Les voyages (photo du facebookien(ne) à l’étranger), l’art (photo du facebookien(ne) trafiquée ou bien juste photo d’une «oeuvre»), les séries ou dessins animés (photo de l’acteur, personnage préféré)... Le facebookien montre qu'il est cultivé, ouvert sur le monde et la création, ou bien un fan de disney...

4 - J’ai de l’humour

Photo insolite, ou ridicule mettant ou non en scène le(la) facebookien(ne). Le tout est de proposer une image décalée mettant l’accent sur la personnalité originale et atypique de l’auteur.


Le facebookien(ne) sait jouer avec les images, se mettre en scène. Il sait qu’une seule photo ne va pas représenter toute son identité, mais il sait aussi que la première impression est importante. C’est pourquoi il va choisir avec attention cette image, ou bien choisir de n’en mettre aucune!
Alors désormais, l'identité serait-elle davantage dans la mise en scène des image que dans leur contenu propre?

Sur ce, je vais faire des photos de charme pour montrer mon côté femme fatale (ou pas). Ciao!

dimanche 11 janvier 2009

Votre profil web


Le site http://www.admin-mag.com/emags/Sociogeek/1 propose une étude très intéressante pour savoir quelle est votre identité sur le web. Un premier test calcule si vous êtes plutôt pudique ou impudique, et un deuxième comment vous choisissez vos amis sur le web. Un test très intéressant et des résultats parfois surprenants.

Je n'en dis pas plus et vous conseille de faire ce test, et de voir les résultats finaux après. Bon test et... mettez moi vos résultats!

mardi 6 janvier 2009

Narcisse a cassé son miroir


Miroir, mon miroir, dis moi qui est la plus belle? Ou plutôt pour une fois, fais un effort et faisons plus difficile : dis moi qui je suis.

La question de l'identité est difficilement séparable de l'image de soi nous dis Serge Tisseron, et nous raconte une petite histoire que je vais arranger à ma sauce...
A l'époque des miroirs de bronze ou d'argent poli, l'image renvoyée était flou, approximative. Pas très pratique pour le maquillage donc, encore moins pour savoir ce que nous renvoyons comme image. L'identité était davantage perçue dans le regard des autres, d'où l'importance du groupe.
XVIeme siècle, révolution à Murano en Italie : les verriers fabriquent des miroirs en argent renvoyant une image de soi nette. On peut se faire une image de soi indépendemment des autres au risque de s'aliéner à sa propre image comme notre cher Narcisse. Depuis la Renaissance, l'identité a donc été rattachée à l'apparence.
Puis ce sont les débuts de la photographie avec ses premiers mythes : la photo enfermerait dans l'image une sorte d'essence du modèle. Alors que notre image dans le miroir bougeait tout les jours avec le temps, la photo offrait en comparaison une image de nous stable, immuable, comme pour attester qu'au fond, nous restons toujours le/la même. La photo aurait ainsi fixé une sorte "d'identité profonde invariante de nous".
Sauf que ceci marchait tant que la photographie était rare. Avec la multiplication des images, la possibilité de les truquer, les modifier, l'identité s'arrache aujourd'hui de l'apparence. Je ne suis plus selon mon apparence, mais aussi mes gestes, mes pensées, mon odeur, mon allure...

Alors, dans notre volonté d'exister sur internet où presque tout est visuel, et si l'identité s'émancipe de l'image visuelle, peut on vraiment parler d'identité sur internet? Que considérez vous comme faisant partie de l'identité? Vous fiez vous d'abord à l'apparence, ou aux paroles, ou à l'allure? Quels sont les critères sur lesquels vous vous basez pour connaître quelqu'un?

Je vous laisse, mon beau miroir m'a dit que Narcisse était plus fashion que moi, je vais aller lui faire manger ses Pradas et sa chemise Calvin Klein.

jeudi 18 décembre 2008

Le désir d'extimité


D'accord je commence par un mot bizarre et j'entends déjà : l'"extimité" ques aco? C'est une notion dont parle Serge Tisseron dans son livre "L'intimité surexposée" que je vous conseille.
L'extimité c'est le mouvement qui pousse chacun à mettre en avant une partie de sa vie intime, autant physique que psychique. C'est le désir qui nous pousse à communiquer à propos de son monde intérieur.
Des participants de télé réalité qui se laissent filmer dans leur vie intime, aux bloggueurs qui racontent à tous leurs petits secrets, aux chanteur qui racontent comment ils adorent mater leurs voisines à travers la fenêtre... Nous sommes envahis par des pratiques de ce que nous pourrions prendre comme une manière de vouloir se rendre intéressant en parlant de soi. Ce que certains nommeraient exhibitionnisme ou bien narcissisme...

Sauf que Serge Tisseron nous dit que non, que ce désir est en chacun de nous et qu'il n'est pas une forme de narcissisme, mais un moyen de "digérer" ce qui nous arrive. En parlant de soi et de ce qui nous arrive, on observe la réaction de l'interlocuteur, et en fonction de sa réaction on essaie de voir sa situation selon son point de vue, ce qui nous permets de réfléchir et mieux nous approprier certains éléments de notre vie. Le désir d'extimité serait en fait au service de la création d'une intimité plus riche.

Alors pourquoi d'un coup sommes nous envahis par ces manifestations de ce désir? Y'a-t-il eut quelque chose qui a fait que les gens ont maintenant un désir d'extimité plus fort? Apparemment non, nous dit Serge Tisseron, ce mouvement a toujours existé, mais s'est retrouvé étouffé par les conventions et apprentissages. La nouveauté réside dans le fait qu'il soit revendiqué, comme une volonté plus forte de s'approprier davantage son existence. Bon signe alors!
Mais où réside la différence entre quelqu'un qui ne veut que s'approprier son existence, et quelqu'un qui se plaît juste à raconter sa vie pour gonfler son ego? Sommes nous tous des désireux d'extimité, risquant à tout moment de tomber dans le narcissisme?

Tant pis c'est trop tard pour moi, je m'aime et désire affirmer ma qualité de sans identité. Na.

lundi 15 décembre 2008

Intro mémoire philo

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, je tiens ce blog pour mon projet de fin d'étude, il me permet de recueillir vos témoignages et expériences et ainsi m'aide à avancer. C'est pourquoi je remercie beaucoup ceux qui me lisent, posent des commentaires et parlent de ce blog autour d'eux.

Et quitte à prendre votre avis en compte, je me suis dit, pourquoi ne pas vous proposer ma première ébauche d'intro à mon mémoire philo? Alors la voici :

Avant, il y avait la difficulté d’être soi : se connaître, s’accepter, exister avec et aux yeux des autres. Avec l’intrusion d’internet dans notre existence, il ne faut plus seulement être soi, mais aussi l’être en ligne. Or nous existons, vivons, sommes dans un monde tangible, réel. Comment transférer notre identité dans un monde virtuel? Les morceaux de notre identité sont numérisés, changés en code binaire composés de 0 et de 1, pour former un ersatz de portrait. Cependant cette image est fabriquée, modelée,chacun choisi ce qu’il veut montrer ou bien dissimuler. Faire son autoportrait c’est risquer de proposer une image idéalisée et incomplète de soi. En diffusant celle-ci sur internet, on accroit sa visibilité mais aussi certains dangers : détournement de son image, modifications effectuées sur celle ci, exposition de sa vie intime à des inconnus.
Ce mémoire va traiter du soi numérisé, et plus particulièrement : peut on être soi jusque dans sa représentation numérique? Etre soi sur internet c’est d’abord être soi même, en tant que personne, personnalité et personnages. C’est ensuite proposer un autoportrait au plus proche de sa personne, avec les risques de la fabrication et de l’utilisation de l’image. C’est enfin profiter des spécificités du support internet, comme un nouvel espace de personnalisation et de représentation de soi.

Voilà pour ce premier jet, peut être évoquera-t-il des choses pour vous, d'autres questions, des pistes, ou bien vous perdra totalement et si c'est le cas, désolée d'avance!!!

Un philosophe sommeille en chacun de nous, trouvez juste le réveil... Quant à moi, je vais de ce pas le rejoindre dans son dodo!

vendredi 7 novembre 2008

Multiples personnalités

Dernièrement j'ai été très surprise par les photos d'une personne que je croyais sérieuse et assez timide, qui a exposé des photos d'elle sur internet dans des positions suggestives, lascives, et à l'opposé de l'image que j'avais d'elle.

Alors ce n'est pas nouveau, nous avons notre identité propre, qui évolue en fonction des évènements de notre vie et du monde extérieur. Et pour agir avec ce monde extérieur, nous avons nos "personnages". C'est à dire les différents rôles que nous endossons en fonction que nous soyons au travail, avec des amis d'enfance, en couple... Sous internet ces identités peuvent être nos avatars. Mais qu'est ce que notre identité web? Comment définiriez vous votre identité numérique? Est ce l'adresse IP de votre ordinateur? Votre profil facebook? Votre avatar sous un jeu de rôle?
Souffrez-vous parfois d'images dans lesquelles vous enferment les autres? Ou bien trouvez vous agréable de jouer avec ses différents personnages?

Mon personnage d'identitynone vous souhaite une bonne soirée!

vendredi 10 octobre 2008

Identité formatée

Aujourd'hui j'ai eu à remplir un document qui nécessitait une photo d'identité. Direction le photomaton, et en avant pour la photo très réaliste sensée représenter mon identité selon les nouveaux critères : pas sourire, pas de lunettes, pas de cheveux devant la figure, se tenir droite... Je suis arrivée bien coiffée, bronzée, maquillée, je ressort avec le visage d'une cancéreuse en phase terminale blasée de la vie... j'adore.
Avec certains modèles virtuels, notre identité est elle aussi formatée selon des standards bien précis à remplir : musique préférée, dernier film vu, couleur préférée... Au niveau des visuels même topo : photo au même endroit d'un facebook ou MySpace à l'autre, même interface, à peine quelques éléments customisables... Alors comment peut on parler d'un espace perso, quand ses critères sont définis par les créateurs du site? Êtes vous satisfait de votre identité numérique encastrée dans des moules faits par d'autres? Avez vous des idées pour un espace réellement personnel et personnalisable?
Bon... je vais aller donner ma photo de non identité, et retourner au photomaton faire pleins de photos avec grimaces, cheveux devant le visage et en me tenant n'importe comment. Juste pour le plaisir.

vendredi 3 octobre 2008

Blogguer son identité

Je commence ce petit message par un merci à ceux qui lisent, et à ceux qui laissent des commentaires sur ce blog.
Ensuite je vais rebondir sur le commentaire de Virginie qui s'insurge qu'on puisse penser que tous les bloggueurs ne sont que des personnes futiles. Alors j'avoue, j'ai tendance à parfois penser ça, mais quelques lectures et avis de personnes avec qui je parle, m'aident à nuancer ma pensée. Ainsi dans l'excellent livre "Comment le web change le monde" de Francis Pisani et Dominique Piotet, un passage explique que l'appropriation du web par les jeunes aide à la construction de leur identité. Je cite : "Créer, publier et modifier son profil sur un site de réseau social, c'est ajuster son identité par petites touches face aux autres. Créer un blog, commenter sur ceux de ses amis, c'est forger son opinion, s'affirmer, dire ce que l'on pense et se confronter".
Après on pourrait penser en voyant pas mal de blogs, que ceux-ci ne sont que l'expression d'une grande part de narcissisme, davantage qu'un soucis de se forger son identité... Et puis peut-on réellement se forger une identité sur le web?
J'attends vos impressions, que ressentez vous en écrivant jour après jour sur votre passion comme Laura qui avait ouvert son blog sur le cheval? Ou bien en quoi est ce important pour vous de passer du temps sur votre facebook et d'aller poser des commentaires sur le profil de vos amis?
Bon...blogguez bien!