Soeur Emmanuelle s'est éteinte hier. Avec sa personnalité hors norme, et sa grande bonté, grâce à sa personnalité et tout ce qu'elle a accompli dans sa vie, il est certain qu'elle restera dans les mémoires comme la femme d'exception qu'elle fut.
Mais peut-on en dire de même pour chacun de nous? Des milliers de personnes meurent chaque jour et ne laissent que quelques traces dans les mémoires de leurs proches, et ceci pour une durée très limitée. Mais... admettons qu'en existant sur le web, nous laissons des traces : photos, vidéos, écrits... Celles-ci peuvent nous survivre ceci même après notre mort, puisqu'elles ne sont que des traces numériques, un enchaînement de lignes de code, de 0 et de 1. Dans ce cas, exister sur le web ne serait-il pas une façon d'accéder à une nouvelle forme d'immortalité?
Dans un article paru en 2007 dans Le Monde 2, Claire Ulrich raconte l'histoire d'un homme qui vient chaque jour se recueillir sur le blog de sa fille disparue. Se réunir à chaque anniversaire sur le blog d'un ami défunt est déjà un rite social courant, et des cimetières virtuels existent. Une façon d'introduire la mort dans le monde du virtuel?
Que pensez vous de cette idée, de ces pratiques?